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Garden Nef Party 2e édition
Le festival rock du Grand-Ouest - 20 et 21 juillet à la Ferme des Valettes
Ça n’a échappé à personne, la seconde édition de la Garden Nef Party se déroulera les 20 et 21 juillet prochains. Au programme, des têtes d’affiche aussi impressionnantes que variées : Muse, Arcade Fire, Clap Your Hands Say Yeah, Klaxons, mais également des groupes moins connus du grand public, comme Art Brut ou Mumm Ra.
Un festival aux multiples facettes s’installe à Angoulême, misant autant sur la découverte que sur les valeurs sûres.
Jean-Louis Menanteau, initiateur du projet, revient sur les points importants de cet évènement et répond à nos questions.
Peut-on parler d’un vraifestival qui s’implante à Angoulême de façon officielle (un peu comme les Eurockéennes ou les Vieilles Charrues) ?
Jean-Louis Menanteau. Il y a une réelle volonté de l’implanter, une volonté partagée par différents partenaires autour du montage de ce projet-là (région, agglomération, département, partenaires privés...). Après, je pense qu’il est trop tôt pour savoir si ce festival va se pérenniser parce qu’il faut d’abord passer cette édition. On attendra le mois de septembre pour tirer des conclusions et savoir ce qu’il se passera après, en fonction de la fréquentation. Il n’y a pas encore de certitudes sur le développement de ce festival, le potentiel du territoire, son économie aussi. Il y a encore beaucoup de choses à confirmer.
L’équipe de La Nef a l’air plus sereine pour cette seconde édition de la Garden Nef Party. Quels sont les grands changements qui vous permettent d’être plus optimistes en terme de fréquentation ?
Jean-Louis Menanteau. Avec une estimation de 15 000 spectateurs minimum sur le site, grâce à la présence de groupes aussi importants sur la scène rock internationale que Muse et Arcade Fire, effectivement, nous sommes conscients de créer l’évènement. Pour Arcade Fire, le projet artistique était plus ambitieux, ils se sont constitué un public qui ne cesse de grandir en terme d’effectif. C’est un pari de notre part. Le public de Muse est très différent de celui d’Arcade Fire. Muse va sans doute concerner un public plus local, tandis que la deuxième soirée (avec Arcade Fire) concernera plus un public en provenance de la grande région. Cette édition mobilisera plus de monde (bénévoles, techniciens...), en ce sens la première édition a été un bon test et une première expérience qui nous a permis d’évaluer et de mieux appréhender une telle manifestation.
Au-delà des grosses têtes d’affiche, c’est aussi l’occasion de découvrir de nouveaux groupes. Est-ce aussi la vocation de la Garden Nef Party de proposer un programme de découvertes ?
Jean-Louis Menanteau. Ça reste une des convictions majeures de l’équipe de La Nef. L’idée de ce festival est d’inscrire un grand rendez-vous d’été, au moment où il ne se passe rien à Angoulême, dans la lignée de ce qu’on a fait à La Nef depuis quinze ans et avec beaucoup de groupes qu’on ne parvient pas à programmer en saison. Là, on fait des choix de «locomotives» comme Arcade Fire et Muse, pour l’économie de la manifestation, et on profite de cette économie, qui est majoritaire, pour justement faire de la découverte et proposer ce qui nous semble être le meilleur de la scène internationale rock en ce moment.
Quelle est la différence entre une programmation estivale de ce type et l’organisation du programme annuel à La Nef ? Mêmes objectifs ? Même public ?
Jean-Louis Menanteau. C’est le même public, ce sont les mêmes objectifs et la même programmation que celle des autres saisons à La Nef, mais à un niveau supérieur en terme d’organisation. En saison, nous aurions beaucoup de mal à convaincre les producteurs de faire venir des groupes comme Muse ou Arcade Fire, que ce soit à La Nef ou même à l’Espace Carat. En revanche, pour un festival d’été nous avons des opportunités, c’est pour cela que nous avons monté cette opération.
On a entendu parler de quelques changements dans le programmedu festival ?
Jean-Louis Menanteau. On a une annulation qui concerne Cold War Kids, qu’on devrait retrouver cet automne ou cet hiver à La Nef. Il y a des groupes qui étaient annoncés initialement à la Garden Nef Party qui seront sans doute reportés à la rentrée. On a rajouté Cocorosie le samedi soir. À côté de ça, on a encore une programmation additionnelle qu’on trouvera sur le site et qu’on préserve pour le moment de façon à créer une surprise, au-delà de la programmation officielle annoncée.
Il y aura donc deux scènes. Comment cela va se dérouler ?
Jean-Louis Menanteau. Il y aura une scène principale pour accueillir les grosses formations. La seconde aura plus une vocation de proximité, sur laquelle on fera jouer des formations plus singulières, comme des duos, des projets solos, dont de nombreuses surprises musicales à découvrir. Je n’en dirai pas plus pour le moment...
La ferme des Valettes restera-t-elle le lieu du prochain festival ? Pour quelles raisons ?
Jean-Louis Menanteau. C’est un lieu qui a démontré, pour ceux qui y étaient l’année passée pour Placebo, toutes ses qualités. On a une pente naturelle qui se présente comme un amphithéâtre de verdure sur lequel on peut produire des concerts suffisamment importants, sur une jauge qui va au-delà de 15000 personnes (puisque la jauge sécuritaire a été estimée à 18000 spectateurs). C’est un site extraordinaire, avec une vue superbe sur la façade sud de la ville d’Angoulême, avec le golf et avec un bois. On a une rocade qui permet de faire une ceinture naturelle, et surtout, des éléments importants comme les échangeurs routiers, la proximité de l’hôpital de Girac... Autant d’éléments qui répondent à ce type d’organisation événementielle, une manifestation qui impose une logistique et des dispositifs techniques très importants. Effectivement, ce site nous intéresse beaucoup plus que les autres. On fera tout pour garantir le bon déroulement du festival afin de pouvoir poursuivre la manifestation ici l’an prochain. C’était un choix de départ et ce site était déterminant dans le fait d’obtenir ces groupes-là. Des gens comme Muse jouent dans les arènes de Nîmes ou dans les grandes capitales européennes, on ne peut donc pas les faire jouer dans n’importe quel champ. La ferme des Valettes est un endroit magique pour les grands rassemblements. c’est un lieu qui peut rassembler 18000 personnes sans qu’elles se sentent oppressées, parce qu’il y a de l’espace et que les spectateurs bénéficient de conditions très agréables. Ce n’est pas du macadam mais de la pelouse, il y a des zones d’ombre et en tout point du site on voit parfaitement. Maintenant, affirmer que le festival se déroulera sur ce site tous les ans, je ne sais pas. Tout cela dépend de cette édition, de la gestion des campings à proximité... Si tout se passe bien, sans doute que les pouvoirs publics accepteront qu’on reconduise cette opération.
Les nouveautés de cette année sont aussi les attractions qui auront lieu pendant les deux jours...
Jean-Louis Menanteau. Effectivement, nous allons essayer de mettre en scène tout le quartier de Saint-Martin, une quinzaine de rues vont être fermées et deux entrées vers le site seront créées, l’une par la rue de Montmoreau, où les gens s’achemineront à pied via la voie de l’Europe, et l’autre par le rond-point de Ma Campagne (entrée sud) pour les spectateurs en provenance des périphéries. Il y aura des animations sur cette rocade, avec un duo musical qui interviendra sur un side-car. Ensuite, sur le site lui-même, on aura des formations qui se prêteront au jeu de mini-concerts, de showcases pendant les changements de plateaux de la grande scène. Ces animations auront lieu sur une petite scène, dans un petit village en prolongement de cet amphithéâtre naturel. C’est l’occasion de proposer au public un ensemble d’artistes très différents et complémentaires.
Vous avez une photographe officielle pour cette seconde édition, Muriel Delepont, pouvez-vous nous en parler ?
Jean-Louis Menanteau. Muriel était à La Nef pour l’opération Culte Rock II, elle exposait 50 de ses clichés de musiciens pris au cours des quinze dernières années. C’est une photographe très connue dans le métier, qui a travaillé pour Libération et Rock & Folk, entre autres. Pendant un mois, sa -agnifique expo dans nos murs a attiré l’attention du public, ç’a très bien fonctionné et nous lui avons confié le soin de venir faire un reportage photo à la Garden Nef Party.
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